 |
|
 |
 |
| .-Lorsque l'on est "Chat".- |
| | 
.-Quand on est chat on est pas vache
on ne regarde pas passer les trains
en mâchant des pâquerettes avec entrain
on reste derrière ses moustaches
(quand on est chat, on est chat)
Quand on est chat on est pas chien
on ne lèche pas les vilains moches
parce qu'ils ont du sucre plein les poches
on ne brûle pas d'amour pour son prochain
(quand on est chat, on est pas chien)
On passe l'hiver sur le radiateur
à se chauffer doucement la fourrure
au printemps on monte sur les toits
pour faire taire les sales oiseaux
On est celui qui s'en va tout seul
et pour qui tous les chemins se valent
(quand on est chat, on est chat).-
.-J. ROUBAUD.-

|  | | > Commentaire(0) | |
 |
 |
| .-.-.-SUR LES CHATS.-.-.- |
| |

.................................................
.-.Assis sur un banc, l'autre jour, devant ma porte, en plein soleil, devant une corbeille d'anémones fleuries, je lisais un livre...
Un gros chat blanc, qui appartient au jardinier, sauta sur mes genoux, et, de cette secousse, ferma le livre que je posai à côté de moi pour caresser la bête...
Il faisait chaud ; une odeur de fleurs nouvelles, odeur encore timide , intermittente légère, passait dans l'air, où passaient aussi parfois des frissons froids venus de ces grands sommeils blancs que j'apercevais là-bas....
Mais le soleil était brûlant, aigu, un de ces soleils qui fouillent la terre et la font vivre, qui fendent les graines pour animer les germes endormis, et les bourgeons pour que s'ouvrent les jeunes feuilles....
Le chat se roulait sur mes genoux, sur le dos, les pattes en l'air, ouvrant et fermant ses griffes, montrant sous ses lèvres ses crocs pointus et ses yeux verts dans la fente presque close de ses paupières...
Je caressais et je maniais la bête molle et nerveuse, souple comme une étoffe de soie, douce, chaude, délicieuse et dangereuse...
Elle ronronnait ravie et prête à mordre, car elle aime griffer autant qu'être flattée. Elle tendait son cou, ondulait, et quand je cessais de la toucher, se redressait et poussait sa tête sous ma main levée.-.-
.-G. DE MAUPASSANT.-.
|  | | > Commentaire(2) | |
 |
 |
| .-. BAUDELAIRE.-.- |
| | 
Viens mon beau chat sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.
Lorsque mes doigts carressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique.
...

|  | | > Commentaire(1) | |
 |
 |
| .-.Pierre LOTI.-. |
| | .-. Les chats ont des petites âmes ombrageuses, des petites âmes de câlinerie, de fierté et de caprice, difficilement pénétrables, ne se révélant qu'à certains privilégiés, et que rebute le moindre outrage, ou quelquefois la déception la plus légère.-.
.-Leur intelligence égale au moins celle des chiens, dont ils n'ont jamais d'ailleurs les obséquieuses soumissions, non plus que la ridicule importance, ni la révolte grossièreté.
Ce sont des bêtes élégantes et patriciennes : les chiens, au contraire, quelle que soit leur condition sociale, gardent des malpropretés de parvenus et demeurent irrémédiablement communs.-.

|  | | > Commentaire(1) | |
 |
 |
| .-.-Doudou.-.- |
| | 


--Toujours chaque matin, de sa part le même étonnement à me voir tracer à perte de vue mes petits signes.
--Le grincement de la plume, voilà une musique à sa taille. L'harmonium ne lui déplaît pas, mais la radio lui est insupportable.
--Autrefois, quand une allumette s'enflammait, s'il trônait sur mes genoux, prenant l'engin pour une machine infernale, Doudou s'enfuyait à toutes jambes.
--Depuis qu'il s'est aperçu que ma pipe fait à peu près partie de moi, il ne se dérange plus pour si peu.
--Sûr que je veillerai à ne pas plus laisser ma braise tomber sur sa robe que sur la mienne, il ne se soucie guère de l'orage qui se passe au-dessus de lui dans la nuée, dont il suit les volutes, amusé.
M Jouhandeau.
 |  | | > Commentaire(1) | |
 |
 |
| .-.- Un chat nommé Gaston.-.- |
| .-.De P. Morand.-. | 

.-.Gaston était vraiment un très vieux chat..
Tout le jour il dormait, rendu bossu par l'habitude du gros dos, les pattes en manchon, la langue pendante, le nez
au sol ; blasé, las de voir son image
reproduite partout, gravée sur l'argenterie, sculptée aux frontons, inscrite dans le blason, il ne remuait l'oreille que dans les cas graves : à cause du mou, on ne remarquait pas qu'il n'avait plus de dents ; il gardait l'immobilité des rois et de tous les animaux totémiques.
.-Néanmoins, le chat avait conservé son esprit agile ; ses moustaches démesurées lui servaient d'antennes ; il est rare que les chats deviennent gâteux comme les chiens ; Gaston continuait à voir les choses de haut : atavisme des gouttières.-.

|  | | > Commentaire(0) | |
 |
 |
| .-.- Charles Baudelaire .-.- |
| | 

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.
Cette voix, qui perle et qui filtre
Dans mon fond le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me rejouit comme un philtre....
 |  | | > Commentaire(0) | |
 |
 |
| .-.-Le Minet.-.-. |
| | 


Il tête avec avidité
Et se cogne au sein qu'il enlace ;
Puis, lorsque sa nourrice est lasse,
Il dort sur son ventre ouaté.
Pour le minet doux et futé
C'est un lit que rien ne remplace !
Il tête avec avidité
Et se cogne au sein qu'il enlace.
Quand il s'est bien lissé, gratté,
Pris la queue et vu dans la glace,
Après ses tournements sur place
Et ses petits sauts de côté,
Il tête avec avidité....
I. Frain.-
 |  | | > Commentaire(0) | |
 |
 |
| ...Etude de chat... |
| | 
- Aujourd'hui depuis l'aube, ayant bien ripaillé
Au vieux château qui le vit naitre,
Il est, sur son fauteuil poudreux et dépaillé,
Accroupi devant la fenêtre...

- Confit en sa mollesse, il peine à s'étirer,
Piète, sort sa griffe, la rentre ;
Pour le moment, sans puce, et gavé son plein ventre
Il n'a plus rien à désirer... |  | | > Commentaire(0) | |
 |
 |
| .-.-.-Baudelaire.-.-.- |
| | 
Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique.
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard.
Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun....

 |  | | > Commentaire(0) | |
 |
 |
 |
| Août 2008 |
| L | M | M | J | V | S | D |
| | | | | 1 | 2 | 3 | | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | | | | | | | | | | << >> | |
 |
|
|
|
 |
Toute la Corse sur Club-Corsica.com |
|